Sommaire du numéro de 2012

Sciences de l'esprit

Sébastien Tassy, Approche neuroscientifique du raisonnement moral : vers un nouveau modèle cognitif distinguant le jugement et le choix de l’action,

À l‘intersection de disciplines aussi diverses que la biologie de l’évolution, la philosophie, la psychologie ou la neuropsychologie, les neurosciences cognitives permettent d’importantes avancées dans la compréhension des fondements de notre moralité. Elles permettent de remettre en question le dualisme opposant strictement raison et émotions et conduisent à reconsidérer le problème de l’acrasie. Le conflit qui peut exister entre le choix d’une action et le jugement moral qui le précède est un phénomène qui a interrogé les philosophes depuis Platon. Nous l’envisageons ici à l’aune des résultats neuroscientifiques les plus récents et proposons un modèle cognitif permettant de l’expliquer.
Mots-clef : morale, émotion, jugement, choix, cerveau

tome 55, 2012: p.3-18


Florian Cova, Origines et fondations naturelles des normes,

L’idée d’une fondation naturelle des normes (morales ou juridiques) a rencontré de nombreuses résistances. Néanmoins, de récents développements en sciences cognitives ont tenté de donner un nouveau sens à l’idée d’une fondation naturelle de ces normes. Après avoir présenté un échantillon de ces approches, je conclurai néanmoins que leurs contributions ont en général un apport plutôt sceptique, en permettant de repérer les normes qui ne sont pas fondées plus que celles qui le sont.
Mots-clef : nature, normes, philosophie, psychologie, sciences cognitives

tome 55, 2012 : p. 19-46


Swann et Patrik Pichon et Vuilleumier, Impact des états affectifs sur la réactivité du système limbique : Implications pour la régulation émotionnelle et le comportement social,

Ces dernières décennies, les recherches en neurosciences on permis des avancées considérables dans la compréhension des mécanismes cérébraux impliqués dans la cognition émotionnelle, menant à l’émergence d’un nouveau champ de recherche dénommé neurosciences affectives. Ces recherches apportent une nouvelle grille de lecture concernant le développement des compétences émotionnelles et des troubles attenant à la régulation affective. Nous nous attacherons ici à montrer comment un état affectif positif ou négatif modifie notre façon de traiter l’information sociale et impacte le fonctionnement du système limbique et du cortex préfrontal impliqué dans sa régulation. Nous discuterons enfin de la façon dont les modèles et méthodologies à disposition des neurosciences affectives peuvent aider à mieux comprendre l’impact de certaines pratiques sur le développement affectif de l’individu, en prenant pour exemple le cas des jeux vidéo violents.
Mots-clef : régulation émotionnelle, système limbique, violence, jeux vidéo

tome 55, 2012: p.47-63


Vasco Correia, Illusions cognitives et stratégies de contrôle épistémique,

Cet article examine les effets des illusions cognitives sur nos jugements et nos inférences, aussi bien sur le plan épistémique que sur le plan pratique. Prenant appui sur la recherche empirique sur les biais motivationnels et cognitifs, je montre d’abord de quelle manière ces phénomènes irrationnels tendent à compromettre la rationalité de nos croyances et de nos décisions. Bien que les biais de jugement tendent à se produire de manière non intentionnelle, je soutiens que nous sommes en partie responsables des attitudes irrationnelles qui en résultent, dans la mesure où nous avons la possibilité de les contrecarrer moyennant des stratégies de contrôle épistémique conçues pour assurer de façon indirecte la rationalité des processus cognitifs. Je décris succinctement un ensemble de stratégies de ce type.
Mots-clef : irrationalité, illusions, biais

tome 55, 2012 : p. 65-77


Joëlle Proust, Free Will : A Neurophilosophical Viewpoint,

Le déterminisme implique que le libre arbitre n’existe pas, que nous ne pouvons pas faire autrement ; réciproquement, avoir la possibilité de faire autrement implique que le déterminisme ne s’applique pas à l’instant, s’il existe, où on l’exerce. Cependant, la question de la responsabilité rend difficile d’accepter que les agents ne puissent pas faire autrement et motive fortement à rendre compatibles déterminisme et libre arbitre ou à soutenir, dans une veine « incompatibiliste », que le cerveau humain n’est pas soumis à la loi du déterminisme. Le libertarianisme, c’est-à-dire l’idée que, chez l’agent humain, il existe des exceptions au déterminisme causal lors de l’activité cérébrale, n’est pas défendable à la lumière des découvertes récentes sur la cognition humaine. Selon le compatibilisme, un agent n’ayant pas la possibilité de faire autrement jouit encore de son Libre Arbitre. La théorie de Harry Frankfurt d’une volonté à plusieurs niveaux est étudiée de manière critique. On présente la preuve neuroscientifique d’un modèle de volonté en cascade, dans l’esprit de Frankfurt. Ce modèle permet l’émergence d’une forme de comptabilisme dans lequel l’agent peut plus ou moins contrôler ce qu’elle fait, dépendre plus ou moins de son environnement et dispose donc plus ou moins de son libre arbitre.
Mots-clef : compatibilisme, responsabilité, libertarianisme, désir, Haggard, Libet, Koechlin

tome 55, 2012: p.79-95


Bernard Feltz, Plasticité neuronale et libre arbitre,

Les recherches récentes sur la plasticité neuronale ouvrent à une nouvelle compréhension des liens entre structures nerveuses et comportement humain. Selon les perspectives développées par Kandel et Edelman, le concept de libre arbitre a toute sa pertinence. Une confrontation avec les expériences de Libet et l’interprétation qu’en propose Wegner conduisent tout d’abord à l’analyse du problème du déterminisme en lien avec les traditions scientifiques et philosophiques. Les relations au langage sont ensuite étudiées en référence aux travaux de Habermas et Davidson. Dans la mesure où l’activité langagière s’intègre à la dynamique de la plasticité neuronale, un modèle explicatif est proposé où, à distance de Wegner, le langage peut avoir un impact effectif sur le comportement humain. Un libre arbitre effectif de l’humain parait pensable.
Mots-clef : Libre arbitre, causalité, déterminisme, sélection, finalisme, hasard, plasticité neuronale, mémoire, conscience, réductionnis

tome 55, 2012 : p. 97-120


Sébastien Bohler, Que nous apprennent la psychologie et les neurosciences sur la fabrication de l’opinion publique par les médias : faut-il une nouvelle régulation ?,

L’auteur étudie à la lumière des travaux les plus récents la construction de l’opinion publique à partir de ressorts émotionnels primaires et notamment de la peur, d’autant plus efficace que les médias jouent aussi sur les faiblesses cognitives des individus. Il envisage de nouvelles régulations, notamment en matière de sondage et de publicité.
Mots-clef : opinion publique, émotion, peur, sondage, publicité

tome 55, 2012 : p. 121-143


Sarah Sauneron, Quels liens entre vieillissement cognitif, sphère professionnelle et prévention en santé ?,

Dans une société caractérisée par un fort allongement de l’espérance de vie, l’impact du vieillissement cognitif à l’échelle individuelle mais également collective est à considérer. Dans la sphère professionnelle, un certain nombre de stéréotypes sur la personne âgée sont véhiculés (moindre flexibilité et performance notamment), sans être fondés dans les faits : l’expertise professionnelle s’améliore avec l’âge et permet à la personne de résister aux effets délétères du vieillissement sur les fonctions cognitives. Parallèlement, plusieurs études suggèrent que plus une personne est active à partir de 55 ans (activités sociales, physiques, professionnelle), meilleures sont ses performances cognitives avec l’avancée en âge. Cet effet est d’autant plus important que l’activité est riche en matière d’interactions sociales et de stimulations intellectuelles.
Mots-clef : vieillissement, cognition, prévention, aptitudes, travail

tome 55, 2012: p.145-160


Mar & Nouchka Meritat Blat & Wielhorski, Comportements violents en milieu clos : le cas des auteurs de violences conjugales,

Cette contribution tente d’apporter un éclairage à la fois institutionnel et académique sur les schémas comportementaux violents se déroulant dans le huis clos conjugal et sur la prise en charge de leurs auteurs. Comment le corps social appréhende-t-il ce nouvel intolérable ? Phénomène pourtant séculaire, le droit de correction du pater familias sur son épouse et ses enfants s’est mu, aujourd’hui, en délit pénal sous l’impulsion des mouvements féministes. Loin de représenter ce paradis où règne sécurité et bienveillance ; la famille est souvent le théâtre voire la genèse de toutes les violences. Si les chercheurs et les pouvoirs publics se sont d’abord intéressés à l’analyse des violences conjugales et au suivi global des victimes, la question des auteurs fut longtemps écartée. S’occuper des « méchants » n’est pas porteur. Sans pour autant reléguer la sanction judiciaire au second plan, l’aspect psycho-éducationnel et l’action prophylactique s’avèrent des composantes incontournables auxquelles les autorités doivent s’attacher. Freiner la reproduction des comportements violents suppose d’écouter les auteurs, d’agir sur les stéréotypes et de développer des programmes de prévention efficaces. Cette recherche s’appuie sur une analyse de différents types de documents relatifs à la prise en charge des auteurs de violences conjugales (articles scientifiques, rapports institutionnels, actes de colloques,…). Elle s’est enrichie de plusieurs entretiens menés entre juin et juillet 2012 avec des spécialistes de cette thématique, et intègre les expériences des deux auteures dans le cadre de leur quotidien professionnel.
Mots-clef : violence, milieu clos, sanction, prophylaxie

tome 55, 2012 : p. 161-187


Alain Anquetil, Les comportements dans l’entreprise : dilemmes sociaux et climats éthiques,

Il est impossible d’aborder la question de l’éthique des comportements dans l’entreprise sans examiner les effets pratiques des dilemmes sociaux auxquels ses membres sont confrontés. Dans le contexte de ces structures d’interaction, des professionnels désirant agir de façon éthique peuvent être contraints de violer des règles morales, par exemple dans une situation de corruption. Quand le dilemme social ne peut être supprimé, une telle violation pourrait être moralement permise sous certaines conditions. Par ailleurs, malgré les contraintes qu’ils imposent sur les agents, certains dilemmes sociaux peuvent contribuer au développement de climats éthiques au sein des organisations. Ceux-ci pourraient même constituer la solution aux dilemmes sociaux les plus problématiques que rencontrent les entreprises. Il est toutefois douteux qu’elle puisse se substituer à des solutions politiques et légales.
Mots-clef : actions immmorales, dilemmes sociaux, dilemme du prisonnier, éthique des affaires

tome 55, 2012 : p. 189-206


Sonia Canselier, Les intelligences non humaines et le droit. Observations à partir de l’intelligence animale et de l’intelligence artificielle,

Le droit réserve-t-il une place pour les intelligences non humaines ? La réponse n’est pas aisée à apporter pour un juriste français. A partir d’observations réalisées sur l’intelligence animale et sur l’intelligence artificielle, quelques constats peuvent être dressés. Une reconnaissance juridique de ces intelligences non humaines est envisageable. Des éléments tirés des données de la science et des pratiques sociales plaident en ce sens. Néanmoins, les formes et les implications de cette reconnaissance ne sont pas encore évidentes à déterminer. Le statut qui devrait être accordé à des entités intelligentes non humaines (machine ou animal) reste l’objet d’intenses controverses. Bien que l’intelligence humaine soit au cœur de l’ordre juridique (à la fois partout et nulle part en ce qu’elle n’est pas un concept juridique à proprement parler), ce n’est pas l’intelligence qui fonde la personnalité juridique. Quand on s’intéresse aux conséquences des actions intelligentes non humaines, particulièrement à la question de la responsabilité, il s’avère que l’humain demeure l’unique acteur véritable du droit.
Mots-clef : Animal – Grands singes – Cognition – Intelligence artificielle – Systèmes experts – Agents virtuels – Robots - Personnalité j

tome 55, 2012: p.207-229


Tom Regan, Des droits légaux des animaux, le jour viendra peut-être ?,

Cet article examine les principaux arguments visant à nier que les animaux non humains aient des droits moraux, en particulier le droit de vivre et le droit à l’intégrité corporelle. Parce que ces arguments sont déficients, nous ne devrions pas refuser aux animaux des droits légaux sur la base de leur présumée infériorité morale aux êtres humains.
Mots-clef : animaux, droits moraux

tome 55, 2012 : p. 231-246


Florence Burgat, La cohérence substantielle du droit animalier est-elle en péril ? Pistes de recherche sur l’épistémologie sous-jacente du droit animalier,

Le droit animalier, c’est-à-dire l’ensemble des législations relatives aux animaux, présente aujourd’hui des contradictions internes suffisamment fortes pour mettre en péril sa cohérence, annonçant peut-être ainsi sa souhaitable refonte. Certes, le droit n’a pas vocation à construire une ontologie systématique et fondée, mais c’est l’illégitimité même de ce qu’il réglemente qui se profile en son sein, comme nous nous proposons de le mettre en évidence. En effet, certaines déterminations concernant les animaux dans les réglementations posent qu’ils sont non seulement sujets à la « douleur », mais encore à la « souffrance », à l'« angoisse » et à la « détresse », indiquant par là une vie psycho-physique intense vécue en première per-sonne, dont la dimension existentielle ne peut échapper au lecteur ; des principes moraux et des injonctions sont par ailleurs posés, tels que le respect de la « valeur intrinsèque de l’animal » et celui de son « bien-être » au sein même des textes qui légalisent et organisent des activités qui en tant que telles bafouent fondamentalement et massivement ce qui vient d’être reconnu aux animaux. Il en résulte un état de double contrainte. Le droit animalier saura-t-il prendre la pleine mesure de ce que les sciences de l’esprit et les approches phénoménologiques disent des animaux, fût-ce au prix d’un bouleversement de l’ordre juridique qui sanctionnerait une autre donne anthropologique où les animaux seraient entrés dans la communauté des égaux ?
Mots-clef : droit animalier, animaux, violence, sensibilité, vécu de conscience, épistémologie juridique

tome 55, 2012: p.247-268


Olivier Oullier, Délibérations au tribunal : jugements, décisions, biais et influences,

L'auteur rappelle que des biais cognitifs et émotifs interviennent dans l'activité des juges et des jurés. Il en explique les mécanismes et expose les différentes études empiriques qui y ont été consacrées.
Mots-clef : délibération, biais cognitif, émorationalité

tome 55, 2012 : p. 269-280


Note de lecture

Catherine Puigelier, Les catégories juridiques et le Conseil constitutionnel de Régis Ponsard,


Mots-clef :

tome 55, 2012: p.283-292


Études

Sandrine Pina, Les dissensions au sein de l’école viennoise de théorie du droit : La controverse Fritz Sander/Hans Kelsen,

Fritz Sander (1889-1939) est souvent considéré comme « l'enfant terrible » de l'Ecole de théorie du droit de Vienne. Il fut l'un des élèves de Hans Kelsen mais il se séparera progressivement de la théorie pure du droit. Il deviendra même l'un des principaux contradicteurs de Kelsen et élaborera une théorie de l'expérience juridique. Cet article examine ainsi la forte controverse entre Kelsen et son élève.
Mots-clef : Fritz Sander – Hans Kelsen – théorie de l'expérience juridique – Ecole de Vienne – Logique

tome 55, 2012 : p. 295-307


Valérie Varnerot, Le devoir de compétence du professionnel du droit postmoderne. Retour sur la jurisprudence relative à l’obligation d’anticipation des évolutions prévisibles du droit positif,

En dépit de ses linéaments, la jurisprudence met à la charge du professionnel du droit une obligation de compétence impliquant à la fois la connaissance du droit positif existant au jour de son intervention ainsi qu’une anticipation raisonnable de ses états futurs prévisibles. La première fonde la seconde. Dans la mesure où le droit positif actuel contient les prémisses d’une évolution prévisible, le praticien est tenu d’en inférer la solution future. La logique déductive fait ainsi basculer la solution nouvelle probable dans l’ordre des « quasi-certitudes ». En retour, la jurisprudence tend à transformer le raisonnement juridique, de type dialogique, en raisonnement strictement formel pour asseoir son autorité. Cette solution est néanmoins en parfaite cohérence avec l’impératif de sécurité juridique qui tend à gouverner, de plus en plus étroitement, la production de la norme juridique contemporaine. Rationalisation et simplification du droit, ainsi que la technique du « revirement progressif » et du « revirement prospectif », concourent, en effet, à conférer une plus grande prévisibilité aux évolutions du droit. Toutefois, l’obligation de prévision raisonnable des états futurs du droit positif se heurte à l’imprévision raisonnable d’un droit devenu postmoderne. L’entreprise de rationalisation de la production normative ne refoule nullement la complexité inhérente au droit postmoderne, qui chasse toutes « données acquises » du droit pour privilégier la logique dialectique et affirmer l’indétermination relative de la règle de droit.
Mots-clef : source, jurisprudence, postmodernité, logique juridique

tome 55, 2012: p. 309-344


Virgil Cristian Lenoir, La justice au fléau de la pluralité,

Le changement de paradigme de la justice politique proposé par Amartya Sen peut recevoir deux lectures. Si une interprétation pragmatique met en valeur à juste titre la délibération publique informée, l’enjeu est ici de montrer la viabilité d’une interprétation spéculative dont l’intérêt serait, en plus de légitimer la première, de préciser les obstacles que rencontre l’énonciation d’une liste « objective » de capacités. Prendre au sérieux l’injonction senienne à élargir la perspective à des horizons de pensée lointains permettra, à partir de l’énonciation de cette deuxième lecture, de dégager les conditions d’une énonciation déterminée de l’universel, sous la forme de droits, qui doivent permettre la délibération infinie sur les capacités.
Mots-clef : justice, non-violence, objectivité, position, droits

tome 55, 2012 : p. 345-368


Christina Chalanouli, Essai sur une philosophie du droit constructive continue et ininterrompue,

La philosophie du droit représente la base et le sommet du système juridique. Dans le présent article nous allons tisser le tableau continu et évolutif de la colonne cérébrale du droit en se référant à Kant et à Dworkin. Ces deux philosophes du droit rendent vraie l’affirmation selon laquelle le droit est un ensemble qui est en constante mais ininterrompue évolution. Même s’ils sont éloignés tant par le temps que par leur pensée, en réalité, il y a un lien très fort entre eux : la vérité juridique. Ainsi l’homme jouera un rôle central comme membre de l’humanité (Kant) et deviendra le partenaire (Dworkin)/membre plénier (Kant) de la société politique. L’homogénéité de fond et l’évolution ininterrompue entre le passé et le présent y sont illustrées. Le droit contribue à l’avènement de la justice, comme idée ; c’est-à-dire d’une vertu qui est la base de toute construction politique.
Mots-clef : Dworkin – autonomie – démocratie – liberté – raison – interprétation constructive – morale

tome 55, 2012: p. 369-405


Emmanuel Jeuland, Sur le lien de droit,

Entretien avec Julien Cantegreil
Mots-clef :

tome 55, 2012 : p. 407-432


Compte rendu

Jacques Dagory, Association française pour la recherche en droit administratif, La Doctrine en droit administratif

Jacques Dagory, Association française pour l’histoire de la justice, Les Penseurs du Code civil

Catherine Puigelier, Matière et Mémoire de Henri Bergson, La première édition critique de Bergson

Gaétan Guerlin, Desmoulin-Canselier Sonia et Canselier Guillaume (dir.), Les Catégories ethno-raciales à l’ère des biotechnologies. Droit, sciences et médecine face à la diversité humaine

René Sève, Hans Kelsen, Qu’est-ce que la Justice ? suivi de Droit et Morale

Jacques Dagory, Xavier Martin, Retour sur un itinéraire : du Code Napoléon au siècle des Lumières

Catherine Puigelier, Stéphane Roux, Le Concept de « convention nationale » sous la Révolution. Contribution à l’étude de la représentation constituante

Jacques Dagory, Stamatios Tzitzis, Introduction à la philosophie du droit

Sciences de l'esprit

René Sève, Les sciences de l'esprit et les politiques publiques,


Mots-clef :

tome 55, 2012 : p.vii-xvi



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